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 Funny Game ft.Nathan

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may be a mutant
be careful



moi et les mutants :
Tu t'entends bien avec les mutants

inscrit(e) le :
04/08/2016
message(s) posté(s) :
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MessageSujet: Funny Game ft.Nathan Mar 16 Aoû - 15:48



 
GAME OVER. Thank you for playing.

C'était une nuit comme les autres à Fleur-de-Lys, enfin, ç'aurait pu l'être si tu n'avais pas décidé de jouer avec les cauchemars d'un professeur.
Tu avais attendu que ta camarade de chambre s'endorme pour sortir dans le couloir, vêtue d'un pyjama Mickey tout ce qu'il y a de plus normal, pieds nus.
Tu torturais ta coloc depuis un bon moment déjà, mais ce n'était pas très amusant, elle rêvait fréquemment de licornes ou autres dans ce genre là, et même quand tu transformais ses rêves en cauchemars, ils n'étaient pas si désagréables que cela, et pour cause, elle paraissait toujours aussi paisible. Il faut croire que ton pouvoir n'était pas assez fort pour faire face à sa profonde naïveté.
Tu avais donc visé plus haut, et plus intéressant en la cible qu'était Nathan Bradshawe, professeur de défense. Tu esquissas un sourire mauvais à cette pensée, sachant pertinemment qu'il ne devait pas être d'une grande aide contre les cauchemars. C'était là toute la subtilité de ton don, tu contrôlais l'incontrôlable brisant ce en quoi les scientifiques avaient toujours cru, balayant toutes leurs convictions d'un revers de la main.
Toute chose matérielle pouvait être domptée, asservie, mais pour ce qui était des choses immatérielles... Les cerveaux du pays avaient su en reproduire quelques unes, comme les illusions, mais malgré cela, ils ne pourraient jamais les contrôler.
C'était pour cela que tu te sentais terriblement puissante.
Tu descendis les escaliers, traversas le hall à grandes enjambées puis grimpas les marches de l'escalier menant dans l'aile droite quatre à quatre.
Tu sursautas en voyant une silhouette déambuler dans le couloir où se trouvaient une partie des dortoirs des élèves. Heureusement, tu n'avais pas besoin de traverser cet étage pour atteindre l'escalier suivant puisqu'il était juste à ta droite. Tu courus sur la pointe des pieds, priant pour que le type qui se baladait en pleine nuit n'ait pas une vision à rayons X ou un truc dans ce genre-là.
Tu finis par atteindre l'étage des profs. Un amateur se serait jeté dans la gueule du loup, pressé d'atteindre son but, mais Dieu te bénisse, tu n'étais pas une amatrice. En fait, tu pourrais faire de l'espionnage un métier tellement tu étais douée pour cela.
Tu sifflas un peu histoire de voir si quelqu'un d'autre se baladait dans les couloirs, mais apparemment ce n'était pas le cas. Tant mieux, tu n'aurais pas à risquer ta place dans l'établissement, bien qu'être virée ne t'aurait pas plus dérangée que ça...
Une fois que l'écho de ton sifflement se fut tu, tu pus t'appliquer à chercher la chambre de ton ainé, chose qui fut assez aisé puisqu'elles étaient numérotées exactement de la même manière que toutes les autres chambres de tous les autres étages.
La "666", nombre du démon au passage, n'était pas très loin. Tu espérais que le prof n'ait pas fermé la porte, sans quoi tu serais contrainte de forcer la serrure.
Tu posas une main sur la poignée, puis la fit tourner, produisant un petit clic. Tu te glissas rapidement dans la chambre et refermas la porte derrière toi le plus silencieusement possible.
En y réfléchissant bien, la situation était assez étrange, si quelqu'un te prenait sur le fait, tu risquerais d'avoir de très gros problèmes...
Tu t'approchas du prof encore endormi qui se tourna soudainement vers toi, te faisant sursauter. Heureusement, il ne s'était pas réveillé. Tu soupiras de soulagement avant de t'approcher du lit le plus silencieusement possible.
Une fois que tu fus prête, tu t'assis en tailleur et fis rouler tes yeux jusqu'à devenir noirs.
Tu posas délicatement l'une de tes mains sur la tête du jeune homme et l'autre sur ta joue.
Soudain, le paysage autour de toi changea, te donnant l'impression de tomber sans que tes jambes se dérobent sous ton poids, tournant sans que tu puisses en détailler les éléments. L'air devint plus poussiéreux, moins respirable. L'obscurité de la petite chambre fit place à un soleil de plomb, capable d'écraser quiconque se pensait assez puissant pour lui résister. Tu compris rapidement que les soldats autour de toi se diriger vers la zone de combat. Le chant des criquets avait été remplacé par des sons de fusillades.
En une pensée, tu troquas ton pyjama contre une tenue de militaire qui ne protégeait rien, mais qui te donnait un style d'enfer. De toute manière, tu n'avais pas besoin de protection, dans ton royaume il n'y avait ni rebellions, ni mutineries. Tous tes sujets étaient doux comme des agneaux et aussi obéissants que des petits chiens.
Tu passas une main dans tes cheveux et suivis les militaires qui couraient pour aider leurs camarades.
Le théâtre sanglant dans lequel tu débarquas proposait à ses spectateurs une représentation macabre. Les cadavres s'empilaient et l'on devinait sans peine que les Hommes endurcis qui s'acharnaient sur leurs ennemis avaient oublié leur présence. Tu pus constater avec dégout que les enveloppes sans vie se faisaient fréquemment piétiner. Une minute de déconcentration et même le meilleur des combattants les rejoignaient.
Du sang, du sang partout. En effet, pas un seul homme n'en portait pas sur lui, on aurait pu comparer le liquide poisseux au dernier accessoire de mode, à la seule différence que celui là, personne ne voulait le porter...
L'odeur métallique de la substance pourpre parvint à tes narines, tu appréciais le goût et l'odeur du sang, mais voir la guerre pour la première fois te faisait une sensation bizarre, comme si cela ne te déplaisait pas totalement...
Tu restas donc plantée-là à attendre que ta victime se pointe. Tu ne savais pas si tu agirais de quelque façon qui soit, mais quoi qu'il en soit, tu ne quitterais pas ce cauchemar.


***


C'est le vent qui claqua contre la fenêtre de ta chambre qui te réveilla en sursaut. C'était très rare que tes réveils soient aussi brusques, mais tu avais eu une bien courte nuit, le temps dans les cauchemars s'écoulant bien plus lentement que la réalité, quand tu t'étais extirpée des songes de Nathan, plus de quatre heures s'étaient écoulées, et un sommeil réparateur de trois heures seulement n'était pas considéré comme réparateur.
Des cernes violacés accessoirisaient tes joues, te donnant une allure de zombie inimitable. Tu sortis de ton lit avec difficulté, remarquant au passage que ta coloc était déjà levée, quel étrange animal...
Tu rampas pour ainsi dire jusqu'à la "salle de bain" -si tenté que de grands toilettes avec lavabo et miroir intégrés puissent être appelés salle de bain- et découvris avec frayeur que cette dernière était verrouillée. Tu avais pourtant dû faire un effort considérable pour atteindre la poignée tout en te trainant sur le sol...
Ta camarade allait devoir payer l'affront qu'elle venait de te faire ! Tu te relevas d'un coup, en pleine forme et allas chercher le tourne-vis que tu cachais sous ton oreiller, au cas ou cette idiote à couettes essaierait de t'assassiner pendant ton sommeil. Tu ouvris la porte des toilettes de l'extérieur avec facilité -fait qui laissait entendre que tu avais déjà eu à ouvrir la porte des centaines de fois- et tu entras comme si de rien n'était.

-Mon intimité ça te dit quelque chose face d'anchois ?!

Tu ne fis même pas attention à "l'insulte" de ta camarade, préférant répliquer avec un sourire jusqu'aux oreilles:

-Si tu veux soulager tes intestins en paix, il va falloir te lever plus tôt.

-Je me lève déjà trois quart d'heure avant toi ! s'indigna t'elle

-Trois quart d'heure ? Et en trois quart d'heure t'as pas trouvé de temps pour aller aux chiottes ? tu esquissas un sourire malicieux, plantant ton regard bleu dans celui de la blondinette en ajoutant, l'air suspicieux: Je pense qu'en fait, t'aime bien être vue sur les toilettes.

La jeune femme te lança le papier toilettes dessus, puis sortit en rouspétant, terriblement contrariée:

-Pfff, de toute manière elle ne comprend pas ce qu'est l'intimité, il faudrait lui inculquer quelques notions histoire qu'elle arrête de m'interrompre. Et puis faire changer les serrures aussi, oui, fichues serrures.

Et ce fut comme ça jusqu'à ce que vous arriviez ensemble dans la salle commune pour prendre votre petit déjeuner avec vos amis.
Ça pouvait paraître surprenant, mais ta coloc et toi vous vous appréciez assez. Enfin tout est relatif puisque tu n'aimes personne, mais si tu devais faire un top des personnes que tu apprécies le plus, la jeune femme en ferait probablement partie.
C'est en cherchant la table où étaient installés les-dits amis que tu croisas le regard de Nathan, le prof que tu avais "torturé" la nuit passée. Tu lui adressas un sourire radieux et suivis ta camarade de chambre jusqu'à la table qu'elle avait réussit à trouver avant toi.
Tu tiras un peu sur le t-shirt noir qui était l'un des éléments de ta tenue, rendue mal à l'aise par le regard de ton professeur qui se faisait insistant. Il avait compris...


 
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